Dans une série de balados que j’écoute ces temps-ci sur OHdio, l’application gratuite de Radio-Canada, il y a une série d’entrevues fort intéressantes animées par Sonia Lupien, une chercheuse québécoise qui étudie le stress depuis 30 ans.
Dans Nos histoires de stress, l’auteure explique que certaines personnes ont plus de résistance que d’autres au stress mais qu’il y a dans toutes les situations stressantes 4 ingrédients potentiels :
1) Avoir peu de contrôle sur la situation;
2) L’événement est inattendu/imprévisible;
3) Il s’agit d’une expérience nouvelle;
4) Nos compétences seront peut-être remises en question (égo menacé).
On peut retrouver les 4 ingrédients ou un seul.
Sonia Lupien nous propose de nombreux exemples, de sa propre vie ou tirés du vécu de ses invités ou de témoignages recueillis aux fins du balado. Et cela nous permet, d’épisodes en épisodes, de mieux comprendre les facteurs de stress, comment en reconnaître les signes, distinguer le stress de l’anxiété, etc.
La chercheuse explique aussi en quoi le mouvement (bouger) est bénéfique pour dépenser l’énergie qui s’accumule lors d’une situation stressante dans le but de faire face à une menace, réelle ou imaginée.
En médecine chinoise, on dit que le mouvement aide à mettre en circulation une énergie (Qi) accumulée ou bloquée en raison de tensions dans le corps. C’est pourquoi prendre une marche est tellement bénéfique, entre autres.
La pratique du Qigong est également formidable pour atténuer ou prévenir les effets négatifs du stress et de l’anxiété sur le corps. On retrouve dans cette pratique ancestrale les bienfaits du mouvement mais aussi de la lenteur, de l’enracinement (sensation de stabilité), du souffle qui s’allonge et du corps qui se détend. En bougeant lentement, on envoie au cerveau l’information qu’on n’est pas en danger. C’est du moins ce que je ressens et cela m’apporte un grand sentiment de sécurité.
Est-ce que pour vous qui pratiquez le Qigong, cela a un impact sur votre stress?
Je serais heureuse de vous lire!
Maude 13 octobre 2026