Kamouraska et ses environs, c’est mon endroit de prédilection pour décrocher du travail (même si je l’adore et surtout parce que je l’adore!) et m’offrir des pratiques méditatives prolongées, sans projet précis, sans planification.
Un lieu pour voir de l’horizon, respirer l’air salin du fleuve, m’abreuver des paysages sur 360 degrés.
Un lieu qui m’inspire la contemplation.
Le jour, on se nourrit par les 5 sens.
Le soir, on laisse tout cela redescendre pour se transformer en énergie.
Le soir…c’est un peu l’automne de la journée. Un moment pour récolter, observer ce qui a été, en retirer l’essentiel, en recueillir la sagesse.
Avec mon amoureux, qui baigne autant que moi dans les pratiques énergétiques (lui, c’est le Tai Chi), on s’offre des vacances dans la lenteur et l’enracinement.
On transporte avec nous le bonheur de bouger en présence, et celui de s’arrêter, pour laisser le mouvement continuer, à l’intérieur.
Les soirs d’automne, c’est tellement propice à la méditation sous toutes ses formes. Juste, fermer les lumières, regarder le soleil disparaître et les lumières s’allumer dans l’horizon, sur l’autre rive ou de l’autre côté de la rue.
Faire silence de toutes les lectures inspirantes et stimulantes.
Faire silence des élans créatifs de toutes sortes.
Écouter ce qui émerge.
Ressentir.
Puis, laisser la nuit apparaître, comme l’hiver qui fait suite à l’automne, sans résister à cette envahissement du sommeil.
Quand je me laisse aspirer par la nuit, je me réjouis déjà du retour émerveillé du petit matin. Le printemps est déjà là, dans l’hiver de ma nuit.
Vive les soirées d’automne et leur noirceur enveloppante.
Maude (17 septembre 2025)