Adolescente, quand les rugissements de l’école secondaire m’étourdissaient, je trouvais refuge à la bibliothèque. C’est là que j’y faisais mes devoirs pour dégager mes soirées pour le patinage artistique, le soccer ou les cours de piano!
Au cégep et à l’université, la bibliothèque était mon endroit favori pour faire mes recherches et écrire. Je m’y sentais en sécurité, en paix et avec tous les outils à proximité. C’était l’époque où on fouillait encore dans les encyclopédies…
Quand j’ai été maman à temps plein, pendant quelques années, je fréquentais régulièrement la bibliothèque aussi. J’y trouvais les livres de tracteur, de chevalier et de pirate pour mes trois gars qui en redemandaient. Leur faire la lecture a toujours été des moments magiques. Enfin, ils étaient assis!
Et je les inscrivais à l’heure du conte, pour avoir une heure à moi pour lire entre deux rayons:) Joie!
C’est comme ça que j’ai découvert le club de lecture, il y a 18 ans. Et j’y participe encore avec beaucoup d’entrain et de curiosité.
La fin de semaine dernière, en plein cœur d’un tournoi de basket auquel participaient mes deux plus jeunes, j’ai eu l’opportunité, entre deux matchs, d’aller passer une journée entière à la bibliothèque municipale la plus proche. C’était comme si j’avais reçu un cadeau formidable et inattendu.
J’ai pu me plonger dans le livre du mois du club de lecture, Misericordia, de Lidia Jorge. Un livre magnifique, par ailleurs, plein d’humanité. Un bel hommage de l’auteure à sa mère.
Je me sentais comme Bastien dans l’Histoire sans fin, un des films cultes de mon enfance, qui ratait des journées de classe pour aller lire dans une pièce poussiéreuse de son école, incognito.
J’ai toujours aimé les livres et lire est l’un de mes petits bonheurs, que je trimbale partout et qui m’accompagne dans les hauts et les bas de la vie. C’est de famille!
Maude (14 janvier 2026)