En cette journée du 8 mars, j’ai envie de vous parler de ce qui amène les femmes à pratiquer le Qigong. Elles sont très majoritaires dans mes cours et mes retraites en silence. Que viennent-elles chercher dans cette pratique lente et introspective?
D’abord, je dirais se nourrir elles-mêmes, énergétiquement. Plusieurs donnent beaucoup : elles accompagnent, soutiennent, écoutent, cuisinent pour d’autres et offrent une grande part de leur temps pour leurs proches (enfants, parents, amis, etc.).
Entrer dans la pratique du Qigong, c’est prendre un instant pour revenir à soi, ramener tous nos sens à l’intérieur et laisser l’énergie de la nature s’installer en nous, pour renouveler notre réservoir d’énergie vitale et permettre aux organes de se réguler.
En venant se déposer dans un cours de Qigong, les femmes se délestent pour un instant de leurs rôles sociaux pour entrer en contact avec leur être véritable, sans les masques et les armures, sans la liste de tâches, sans le calendrier et la gestion du quotidien.
Il y a un dénuement dans la pratique du Qigong qui apporte un grand calme et favorise un processus de régénération, qui s’opère naturellement.
En partageant un moment de lenteur et de retour à soi, on entre dans un état de détente profonde et en même temps de présence, et tout sentiment de compétition ou désir de performation se dissout. Il ne reste que le noyau humain, vivant, par lequel nous sommes relié(e)s.
Une harmonisation du Yin et du Yang a lieu, en nous d’abord, puis entre nous. Le féminin (Yin) et le masculin (Yang) trouvent un équilibre à l’intérieur et cela se reflète aussi à l’extérieur, dans nos gestes du quotidien et nos relations.
Le Qigong est un art de reliance. Reliance à soi, pour mieux se relier aux autres, au Nous de la société humaine et du vivant en général.
En cette journée de la femme, je nous invite à pratiquer le Qigong pour nous pacifier intérieurement et ainsi créer de la paix sur la planète Terre.
Maude (8 mars 2026)