Dans les semaines qui précèdent, je crée une partition à partir des différentes techniques que je pratique et qui m’interpellent davantage pour harmoniser un organe spécifique, selon l’organe vedette du moment en médecine chinoise.
Cette partition devient une sorte de chorégraphie, que je peaufine par ma pratique personnelle dans le mois précédant la retraite ou la nouvelle session. J’y ajouterai ceci, j’enlèverai cela, pour lier le tout, former un ensemble cohérent et accessible.
Je choisis alors des mouvements simples qui permettent à chaque personne présente, peu importe son expérience du Qigong, d’entrer dans un état de détente plus facilement, de plonger dans le rythme du souffle et de ressentir l’énergie circuler dans son corps.
Et toute cette alchimie va continuer de prendre forme à la retraite elle-même ou au fil d’une session, puisqu’il y a la magie du lieu (dans le cas des retraites), la chimie des êtres réunis par le silence et l’énergie douce d’une pratique que je guide comme une cheffe d’orchestre, avec amour et bienveillance.
Guider est un mot important dans la pratique du Qigong.
Dans un mouvement de Qigong, il y a le mouvement lui-même, sa technique, la respiration qui l’accompagne et lui insuffle de la lenteur et de la profondeur, et il y a les visualisations, qui rendent le mouvement significatif et nous amènent à guider l’énergie dans le corps, en déplaçant notre attention.
Quand j’enseigne, tout en accompagnant mes élèves avec mes mots, je me place moi-même dans cet état de Qigong, cet état de détente et de calme. Et en même temps, chacun(e) fait le chemin en lui-même. Ensemble, il se construit ainsi un mouvement énergétique global qui ne peut être compris qu’en l’expérimentant.
Unis dans un état de paix en partage et unis avec la nature, le ciel et la terre. Mmm… tellement nourrissant.
J’aime tant ce travail d’enseignement qui part d’un travail intérieur et qui trouve son sens dans le rassemblement, l’union.
Maude (11 février 2026)