Un premier cours, c’est comme le début d’une nouvelle aventure.
Pour les personnes qui n’ont jamais fait de Qigong ou jamais avec moi comme prof, c’est tout un monde qui se déploie, fascinant, déstabilisant peut-être, émerveillant.
Pour les élèves qui étaient présentes à la session d’avant, c’est l’adaptation à une nouvelle routine et cela demande de passer par une période d’apprentissage et de sortir un peu de la fluidité des mouvements vus et pratiqués dans les mois précédents.
Pour les élèves à qui j’enseigne depuis longtemps, cela demande une certaine ouverture et une patience printanière pour revisiter du déjà connu et apprivoiser du nouveau. Réentendre certaines notions théoriques qui méritent d’être répétées pour les nouvelles élèves. Se ré-enchanter pour goûter, comme si c’était la première fois. Se laisser toucher par lenteur, encore.
Et dans tout ça, il y a la prof elle-même, l’artiste, qui se met à nue pour dévoiler peu à peu la toile.
Le premier cours, c’est aussi la pianiste qui joue une partition pour la première fois devant public après l’avoir pratiqué seule.
Après la fluidité de la fin d’une session, où tout est plus facile et où on guide avec moins de mots, le début d’une nouvelle session demande d’y aller pas à pas, pour permettre une meilleure intégration, sachant qu’au fil des semaines, l’orchestre connaîtra l’ensemble de la pièce, et cela redeviendra savoureux et fluide pour toutes et tous.
Et ainsi, de saison en saison, d’année en année.
Maude
Avril 2025